Les cultures illicites de feuilles de coca se sont accrues de 17% à 171 000 hectares et la capacité de production de cocaïne a augmenté de 31% par rapport à 2016 à 1 379 tonnes.Des chiffres inédits depuis le début de ces mesures en 2001, a indiqué l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport.
En 2016, la superficie totale des plantations de coca, dont la feuille est la matière première de la cocaïne, atteignait 146 000 ha et la capacité de production de la drogue 866 tonnes.
Le département de Colombie le plus affecté reste le Nariño (sud-ouest), frontalier de l'Equateur sur la côte Pacifique, avec une superficie de cultures de coca aussi grande que pour tout le Pérou, deuxième pays du monde en termes de plantations illicites.
Des gangs de narco-trafiquants et des groupes dissidents de l'ex-guérilla Farc se disputent le contrôle de cette zone stratégique pour l'exportation de la cocaïne vers les Etats-Unis, premier consommateur du monde.
La Colombie reste ainsi le premier cultivateur de coca et producteur de cocaïne devant le Pérou (43 900 ha) et la Bolivie (24 500), toujours selon l'ONU. Le président colombien Ivan Duque, au pouvoir depuis le 7 août, s'est engagé à supprimer, au cours de ses quatre années de mandat, au moins 140 000 ha de narco-plantations.
Mais selon David Weinberger chercheur à l’Institut national des hautes études de la sécurité et la justice, cette hausse est aussi une conséquence des mesures des autorités locales de préserver l’environnement.

Comments
Post a Comment