Ouganda : Le pays veut taxer les réseaux sociaux.


Pour Yoweri Museveni, depuis 32 ans au pouvoir, toute critique contre lui s'apparente à du "lugambo". Et en ce moment, il y en a beaucoup.Le président a fait sauter la limite d'âge pour une candidature à la présidentielle, une mesure à laquelle s'opposaient trois quarts des Ougandais.





Celui qui, jadis, considérait les chefs d'État qui s'accrochent au pouvoir "responsables des maux de l'Afrique", ne laisse plus aucun doute sur sa prétention à être dirigeant à vie. Et contrairement à d'autres pays comme le Rwanda, le Burundi ou la République démocratique du Congo, où les présidents ont eux aussi modifié la constitution pour rester au pouvoir, la décision n'a provoqué aucun tollé international.

L'Ouganda fournit le plus gros contingent dans la lutte contre le groupe terroriste al-Shabab en Somalie et accueille 1,4 million de réfugiés sur son sol. Raison pour laquelle la communauté internationale le laisse tranquille.

En Ouganda, le vent commence néanmoins à tourner. Les dernières élections en 2016 ont été marquées par des irrégularités, les médias sociaux bloqués et le principal candidat de l'opposition placé en résidence surveillée pendant des mois. Yoweri Museveni n'a toutefois obtenu que 61% des voix, sept points de moins que cinq ans auparavant. Le temps travaille contre lui

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