Pour le quotidien Hindustan Times, c'est « la première réelle victoire du parti du Congrès sur le BJP depuis quatre ans ». Sur le site de la chaîne NDTV, un membre d'un parti d'opposition détaillait la façon dont le BJP a été battu à son propre jeu lors des élections. De leur côté, les leaders des grands partis régionaux hostiles à la formation nationaliste hindoue du Premier ministre se sont félicités du résultat de ce scrutin.
Le président du parti du Congrès Rahul Gandhi s'en est pris directement à Narendra Modi lors d'une conférence de presse organisée peu après la victoire de son parti, en tandem avec un grand parti régional. Il a déclaré sans mâcher ses mots que M. Modi « incarnait la corruption ! ».
Les accusations de tentative de corruption par le BJP, dont le Congrès affirme détenir des preuves, sont dans tous les cas embarrassantes pour Narendra Modi, qui avait juré de mener une politique propre, à l'inverse de ses prédécesseurs, lors de son arrivée au pouvoir en 2014.
Si la suprématie du parti nationaliste hindou reste quasiment intacte en Inde, la presse indienne s'accorde à dire que le rouleau compresseur BJP a été enrayé par un front commun lors de ce scrutin. Et qu'une brèche s'est ouverte pour l'opposition.

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